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Rubrique transition énergétique

A la veille de la COP 23, Nicolas Hulot a lancé un cri d’alarme sur les causes du dérèglement climatique qui s’annonce. « J’aimerais bien qu’on entende les messages que la nature nous envoie » a déclaré le ministre de la Transition écologique. Au micro de Public Sénat, il n’a pas masqué ses inquiétudes et souligne que « la fenêtre d’opportunité se réduit de jour en jour ». S’il refuse de se laisser aller à la « résignation », son attitude et ses paroles semblent traduire le contraire. Sur la transition énergétique, Nicolas Hulot a  semblé amère en estimant « qu’il y a toujours mille bonnes raisons pour essayer de faire moins sur les objectifs d’énergies renouvelables » ». « Moi, je veux avoir des objectifs contraignants, mais il y a toujours milles bonne raisons de ne pas mettre des objectifs contraignants ».

- "Le projet de loi de finances pour 2018 traduit les ambitions du gouvernement pour accélérer la transition écologique et solidaire et rendre accessible la protection de la planète à tous les Français dans leur quotidien, et en particulier les plus modestes", a déclaré Nicolas Hulot en présentant le budget 2018 de son ministère le 27 septembre. Avec une hausse de 3,9%, à 10,4 milliards d'euros, celui-ci fait partie des "gagnants" du projet de loi de finances (PLF) 2018. Mais ses actions sont recentrées sur la mise en œuvre du Plan climat présenté en juillet dernier. S'agissant des emplois, le ministère continue à voir ses effectifs baisser : -828 postes en 2018 (on comptait 660 suppressions de postes en 2017) pour le ministère et -446 postes pour ses opérateurs (-334 postes en 2017). Le plafond en équivalents temps plein (ETP) est porté à 40.805 pour le ministère et à 19.791 pour les opérateurs.

 -  A l'approche de la présentation du projet de loi de finances (PLF) pour 2018, le réseau d'élus et de professionnels Amorce avait détaillé les propositions qu'il porte auprès des parlementaires. L'association attend un signal fort pour ne pas voir stagner la transition énergétique.

 - Transition énergétique, transformation numérique, formation et innovation : le Premier ministre Édouard Philippe a détaillé le 25 septembre les budgets du grand plan d'investissement prévu par le Gouvernement pour les cinq ans à venir. Un plan de 57 milliards d'euros en 2018-2022 dont la répartition se base sur le rapport de l'économiste Jean Pisani-Ferry. Ce grand plan d'investissement met l'accent très fortement sur la transition énergétique, priorité du quinquennat, avec 20 milliards d'euros. Dans le détail, cette somme se répartira notamment entre la rénovation thermique des bâtiments pour 9 milliards d'euros et le développement des énergies renouvelables pour 7 milliards.

- Selon un rapport de France Stratégie, publié début septembre quelques jours avant des élections fédérales allemandes, l’EnergieWende, la transition énergétique outre-Rhin, serait en train de rater une partie de ses objectifs, tout en faisant peser un poids financier trop lourd sur les petits consommateurs. Pour autant, l’auteur souligne un essor spectaculaire des renouvelables.

 - L’Ademe a présenté, le 19 octobre, deux études proposant un scénario bas carbone pour 2050 et une batterie de mesures pour y parvenir. Avec ses nouvelles études prospectives, l’Ademe compte alimenter le débat lancé par la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie et de la Stratégie nationale bas carbone. Réactualisée par rapport à novembre 2012, cette vision -qui se veut «ambitieuse et réaliste»- confirme qu’une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 70% en 2050 ainsi qu’une baisse de la consommation d’énergie finale de 49% sont possibles, en accord avec la loi sur la transition énergétique (LTECV).

- Climat et transition énergétique : la France et l’Allemagne souhaitent renforcer leur coopération. A l’occasion d’un séminaire franco-allemand organisé le 4 septembre 2017, les deux pays ont développé des lignes de travail en faveur d’une mise en œuvre de l’Accord de Paris et d’une transition énergétique au niveau européen.

 - Le Ministère de la Transition écologique a transmis courant septembre à l'Union européenne les dernières statistiques officielles en matière de développement des énergies renouvelables en France. Ce reporting, effectué dans le cadre de la directive relative à la promotion de l'utilisation des énergies renouvelables, confirme le retard déjà évoqué en août 2016 par les services du ministère.

- Le Gouvernement a par ailleurs lancé le 19 septembre dernier les Assises de la mobilité. Trois mois de concertations qui doivent aboutir sur une nouvelle loi d’orientation des mobilités début 2018. L’objectif est de réduire la part de la voiture individuelle pour faire plus de place aux modes de transport doux. Selon un rapport du Shift Project, publié pour l’occasion, la généralisation du covoiturage et du vélo permettrait de réduire les émissions de CO2 de 60 % dans les zones périurbaines.

 - Les engagements anti-charbon se sont multipliés à l’approche de la COP23. Le Royaume-Uni et le Canada viennent de s’engager à exclure prochainement le charbon ” sale ” de leur mix énergétique. Quant aux Pays-Bas, ils envisagent une rupture totale avec le charbon. Cette évolution devrait se produire à l’horizon 2025 au Royaume-Uni et en 2030 au plus tard aux Pays-Bas et au Canada.

 

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